Project Description

Réalisateur : Valérie Perrey

Durée : 26’

Langue : Français

Format : HD

Diffuseur : Equidia

Le cheval de trait, tel que nous le connaissons aujourd’hui, a vu le jour au XVIIIème siècle. D’abord utilisé pour des besoins militaires, il accompagne, un siècle plus tard, la révolution industrielle et le développement des charrues du monde agricole. Il participe ensuite largement au transport tant dans le halage de bateaux que dans le déplacement de nombreux véhicules hippomobiles. L’arrivée du chemin de fer, de la motorisation et enfin du tracteur agricole sonne le glas de la fonction utilitaire du cheval de trait.

A partir du milieu du XXème, la plupart des utilisations de chevaux de trait comme animal de travail ont définitivement cessé. Les représentants des différentes races, même si elles sont pour partie réorientées pour la production de viande, disparaissent en masse des pays industrialisés.
Au début des années 1990, l’équitation de loisir connait un nouveau souffle, offrant l’opportunité au cheval de trait de se reconvertir. Signe des temps, et sans doute pour faire oublier ses origines rustiques, le journal officiel publie en 1994 un arrêté redonnant au « cheval lourd » son ancien nom de « cheval de trait ». En 1995, il ne reste que 27 000 juments poulinières de trait recensées en France. Les éleveurs cherchant de nouveaux débouchés pour leurs produits s’orientent alors vers la production d’animaux plus sportifs destinés aux loisirs ou au travail.
Le cheval de trait retrouve ainsi certaines de ses anciennes fonctions avec le renouveau de l’attelage et de l’utilisation au travail pour le débardage, les travaux agricoles ou encore l’entretien des espaces verts.
Parallèlement, certains éleveurs cherchent à développer l’utilisation des chevaux de trait pour l’équitation de loisir. Ils s’orientent alors vers l’élevage de chevaux plus petits, moins massifs et pus fins. A la gentillesse, voire la placidité du cheval de trait, ils apportent des qualités un peu plus sportives susceptibles de séduire des cavaliers amateurs pour une équitation de loisir et de plaisir sur un cheval qui se veut familial et polyvalent.
La France possède le plus grand nombre de races de trait, neuf au total. Un cheval sur quatre né en France serait un cheval de trait. Des races qui, depuis la réforme des haras nationaux, ont bien besoin d’être soutenues sous peine d’être déclarée en voie de disparition… La reconversion sur une partie des effectifs en cheval de sport et de loisir grâce à des éleveurs et utilisateurs passionnés pourrait bien être une des solutions d’avenir pour protéger les races.

Intentions de réalisation :

Nous partirons à la rencontre d’éleveurs, de propriétaires et de cavaliers tous passionnés par les races de traits et qui œuvrent pour la promotion de leurs chevaux. Tous sont convaincus d’une chose : les traits sont désormais les cousins des chevaux de selle. L’évolution des modèles en permet une utilisation attractive et accessible pour le plus grand nombre, et ce, que ce soit pour une équitation d’extérieure et de loisir que pour une équitation sportive montée amateur.

Nous partirons tout d’abord à la rencontre du trait mulassier, un cheval de trait atypique dont la jument fut pendant des siècles utilisée pour produire des mules. Aujourd’hui inemployé il est menacé de disparition. Seules 63 naissances ont été comptabilisées l’année dernière. La survie de ses chevaux ne peut être trouvée que dans de nouvelles utilisations. Catherine Vezzosi est tombée amoureuse de la race. Cavalière amateur de dressage elle est aujourd’hui responsable de la promotion du trait mulassier pour le sport de loisir au sein de l’association des races mulassières du Poitou. Depuis 5 ans elle-même élève des traits mulassiers. La jeune femme s’efforce de faire des produits plus légers et plus fins, d’un modèle certes peu classique dans le standard de la race, mais pratique pour une utilisation plus sportive. Une démarche partagée par tous ceux qui s’efforcent aujourd’hui de protéger le cheval de trait.

Nous rencontrerons ensuite l’association « L’Etrier Picotin » présidée par Nathalie Forcier-Morice. Cette association qui fête aujourd’hui ses 39 ans regroupe 200 membres, éleveurs, propriétaires et cavaliers amoureux des Cobs normands dont ils assurent la promotion au travers d’une école d’équitation montée et attelée, qui accueille des enfants à partir de 10 ans, de spectacles orientés vers des jeux d’agilité, des carrousels, du ski tracté et des démonstrations d’attelage. Tous les membres de l’association ont un crédo : mettre en avant la polyvalence de leurs chevaux et leur facilité d’utilisation aussi bien en sport qu’en loisir. Nous nous rendrons enfin en haute Loire chez Céline Pischzur. Propriétaire comblé d’un comtois nommé Tigri, la jeune femme pratique aussi bien l’équitation d’extérieur et de sport avec son cheval. Elle part régulièrement en vacance et en randonnée mais travaille aussi en dressage amateur (elle prépare son galop 5) et fait de petites concours de TREC avec son comtois.

Séquencier :

1) Avec Catherine Vezzosi : représentante des utilisateurs de loisir au sein de l’association de la promotion des races mulassières du PoitoU
– Suivi de la jeune femme sur le concours d’élevage départemental de la race où elle présente, sur les épreuves de modèles et allures, ainsi que sur les épreuves d’utilisation montée, Aube sa jument trait mulassière de 4 ans. Le concours se déroule à Dampierre sur Bretonne.

2) Avec l’association « L’Etrier Picotin » aux Festifolies à Saint Agnan de Grandlieux.
– Suivi pendant une journée des 15 bénévoles et des 12 cobs normands engagés sur la fête et au cours de laquelle ils nous ferons une démonstration de la polyvalence de ce cheval de plus en plus proche de leurs cousins les chevaux de selle !

3) Avec Céline Pischzur chez elle et en stage dans son centre équestre en Haute-Saone
– Suivi pendant une journée de Céline et de Tigri son cheval comtois sur le stage qu’elle effectuera le temps d’un week-end dans son centre équestre.
Au programme : reprise de dressage le matin et entrainement au Trec l’après midi !